Glasspop : la première réfraction subjective autonome au monde
Glasspop est la première solution au monde permettant à un patient de réaliser de manière autonome sa réfraction subjective, sous le contrôle d’un professionnel de la vision.
Cette technologie a été imaginée par les docteurs Florent et Mathieu Costantini, deux frères ophtalmologistes, à partir d’un problème rencontré quotidiennement en consultation : la mesure de la correction visuelle est essentielle, mais elle repose sur une succession de tâches répétitives qui peuvent aujourd’hui être en partie automatisées.
Qu’est-ce que la réfraction subjective ?
La réfraction est l’examen qui permet de déterminer la correction nécessaire pour obtenir la meilleure vision possible. Elle mesure notamment la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme.
Une première estimation peut être obtenue grâce à un autoréfractomètre. Elle doit ensuite être affinée en présentant plusieurs corrections au patient et en lui demandant avec laquelle il voit le mieux : « Est-ce plus net avec le premier verre ou avec le second ? »
C’est cette deuxième étape, appelée réfraction subjective, que Glasspop permet au patient de réaliser en autonomie.
Comment fonctionne Glasspop ?
Glasspop est un logiciel connecté aux équipements de réfraction utilisés par les professionnels de la vision.
Le patient est installé devant le réfracteur puis guidé par des instructions simples. Différentes corrections lui sont présentées. Il compare sa vision et transmet directement ses réponses à l’aide d’une interface dédiée.
À partir de ces réponses et des premières mesures réalisées, l’algorithme Glasspop modifie progressivement la sphère, le cylindre et l’axe afin de rechercher la correction la plus adaptée.
Le professionnel retrouve ensuite l’ensemble des résultats et conserve leur contrôle. Glasspop ne réalise ni diagnostic médical ni prescription de manière autonome. Il automatise une étape technique de la mesure visuelle.
Un algorithme conçu à partir de l’expertise médicale
La réfraction ne se résume pas à une suite identique de questions. Le chemin suivi dépend des réponses du patient et de la méthode du professionnel.
Glasspop reproduit cette logique grâce à un algorithme capable de choisir les étapes suivantes du test en fonction des réponses précédentes. Le professionnel peut également comparer le résultat proposé avec sa propre réfraction et transmettre ses corrections au système.
L’objectif est de permettre à la technologie d’apprendre progressivement des pratiques du professionnel et de s’adapter à sa manière de réaliser l’examen.
Pourquoi automatiser une partie de l’examen visuel ?
La réfraction subjective est indispensable, mais elle peut mobiliser plusieurs minutes au cours d’une consultation. Son automatisation permet de fluidifier le parcours et de standardiser certaines étapes de l’examen.
Le temps ainsi libéré peut être consacré à des missions qui ne peuvent pas être automatisées : écouter le patient, rechercher une pathologie, analyser les examens et expliquer les différentes solutions médicales ou chirurgicales.
Glasspop n’a donc pas été conçu pour remplacer le professionnel. Il lui fournit un outil supplémentaire et permet au patient de devenir plus actif pendant la mesure de sa vision.
Vers une solution Glasspop tout-en-un
Le logiciel Glasspop fonctionne aujourd’hui avec des équipements de réfraction existants. L’équipe développe désormais son propre hardware afin de réunir le matériel et le logiciel dans une solution complète.
Cette future solution tout-en-un sera conçue dès l’origine autour de la réfraction autonome, de l’installation du patient jusqu’à la transmission des résultats au professionnel.
L’objectif est de simplifier son utilisation et de maîtriser l’ensemble du parcours, sans dépendre de l’assemblage de plusieurs technologies conçues séparément.
Une innovation issue de la pratique quotidienne
Glasspop n’est pas né dans un laboratoire extérieur au monde médical. La solution a été imaginée par deux ophtalmologistes à partir de leur expérience de la consultation, puis développée avec des ingénieurs, des spécialistes de l’intelligence artificielle et des professionnels de la vision.
Ce projet illustre une évolution plus générale de l’ophtalmologie : l’intégration progressive du numérique et de l’intelligence artificielle dans les examens visuels.
Ces outils ne modifient pas les principes fondamentaux de la prise en charge. Ils permettent d’améliorer l’organisation, la reproductibilité des mesures et le temps disponible pour l’analyse médicale.
La création de Glasspop permet ainsi aux docteurs Costantini de participer directement au développement des technologies qu’ils utilisent dans leur spécialité, tout en conservant une idée centrale : l’innovation doit rester au service du patient.






