Dystrophies cornéennes : symptômes, examens et traitements
Les dystrophies cornéennes regroupent un ensemble de maladies génétiques ou dégénératives qui affectent la transparence, la régularité et parfois l’épaisseur de la cornée. Elles évoluent le plus souvent lentement, sont généralement bilatérales et symétriques, et n’induisent pas d’inflammation. Selon la couche cornéenne atteinte, elles peuvent provoquer une gêne légère ou, au contraire, une altération importante de la vue.
Ce guide complet a pour objectif d’aider les patients à mieux comprendre les différents types de dystrophies, leurs symptômes, les examens de diagnostic et les traitements disponibles aujourd’hui.
Qu’est-ce qu’une dystrophie de la cornée ?
Une dystrophie cornéenne est caractérisée par l’accumulation progressive de dépôts anormaux dans une ou plusieurs couches de la cornée : épithélium, stroma, membrane de Descemet ou endothélium. Ces dépôts modifient la structure de la cornée, ce qui peut altérer la vision ou provoquer des douleurs, notamment en cas d’érosions épithéliales.
Il s’agit de maladies :
- souvent héréditaires, avec des mutations identifiées dans plusieurs gènes (dont TGFβ1 pour de nombreuses dystrophies stromales),
- évoluant lentement, parfois sur plusieurs décennies,
- non inflammatoires, ce qui les distingue d’autres maladies oculaires.
Les différents types de dystrophies cornéennes
1. Dystrophies épithéliales et sous-épithéliales
Elles touchent les couches superficielles de la cornée.
- Dystrophie de Meesmann :
Maladie de l’épithélium cornéen caractérisée par la présence de microkystes diffus. Elle entraîne une gêne chronique, une sécheresse, parfois une photophobie. - Érosions épithéliales récidivantes (EER) :
Elles résultent d’un défaut d’adhésion entre l’épithélium et la membrane basale. Les épisodes se manifestent par des douleurs aiguës au réveil, une sensation de verre pilé et une photophobie importante. - Épithéliopathie microkystique de Cogan :
Présence de microkystes à l’examen, pouvant provoquer une fluctuation de la vue ou une gêne modérée.
2. Dystrophies stromales
Elles atteignent le stroma, couche intermédiaire la plus volumineuse de la cornée.
- Dystrophie granulaire, maculaire et laticiforme :
Elles sont généralement liées au gène TGFβ1.
Les dépôts stromaux altèrent progressivement la transparence, entraînant une baisse visuelle parfois marquée. - Dystrophie de Lisch :
Rare, caractérisée par des lésions en stries de la couche sous-épithéliale.
3. Dystrophies endothélio-descémétiques
Elles touchent la membrane de Descemet et l’endothélium, indispensable à la déshydratation de la cornée.
- Maladie de Fuchs :
L’une des plus fréquentes. Elle correspond à une perte progressive des cellules endothéliales conduisant à un œdème cornéen, une vision floue le matin, une photophobie et parfois des douleurs. - Cornea guttata familiale :
Provoque des anomalies de la membrane de Descemet (guttata) visibles à l’examen spéculaire.
Symptômes des dystrophies cornéennes
Les manifestations varient selon la couche atteinte et le stade de la maladie :
- baisse progressive de l’acuité visuelle
- impression de voile ou vision fluctuante
- photophobie
- sensation de sable ou de corps étranger
- douleurs oculaires lors d’érosions épithéliales
- gêne au réveil (typiquement dans les EER)
Certaines dystrophies peuvent rester asymptomatiques pendant des années et être découvertes fortuitement lors d’un examen systématique.
Causes et facteurs de risque
Les dystrophies cornéennes sont majoritairement d’origine génétique.
Les principaux facteurs de risque sont :
- Mutations génétiques héréditaires : la transmission peut être autosomique dominante ou récessive.
- Antécédents familiaux : la présence de cas dans la famille augmente clairement le risque.
- Âge : selon le type de dystrophie, les premiers signes apparaissent entre 20 et 60 ans.
- Chirurgies antérieures ou traumatismes : ils ne provoquent pas la dystrophie mais peuvent aggraver les symptômes ou déclencher des érosions.
- Sécheresse oculaire sévère : facteur aggravant, notamment pour les dystrophies épithéliales.
Prévention et examens nécessaires pour détecter une dystrophie cornéenne
Il n’existe pas de prévention à proprement parler, car il s’agit de maladies génétiques. En revanche, un dépistage précoce permet d’adapter le suivi et de limiter les complications.
Les examens indispensables sont :
1. Topographie cornéenne
Analyse de la courbure et de la régularité de la cornée. Elle révèle des irrégularités stromales, des opacités ou des anomalies d’épaisseur.
2. Pachymétrie
Mesure précise de l’épaisseur cornéenne. Certaines dystrophies épaississent la cornée (œdème de Fuchs), d’autres la modifient localement.
3. Microscopie spéculaire
Permet d’évaluer les cellules endothéliales et de détecter :
- une baisse de densité,
- des polymégalies,
- des anomalies de forme.
- Indispensable dans les dystrophies endothéliales.
4. OCT du segment antérieur
L’OCT permet d’imager les différentes couches de la cornée, d’identifier la profondeur des dépôts et d’obtenir un diagnostic de localisation très précis.
Ces examens, combinés, orientent le traitement et permettent d’évaluer l’évolution attendue.
Comment traite-t-on les dystrophies cornéennes ?
Le traitement dépend du type de dystrophie, du niveau de gêne et de l’atteinte des différentes couches.
1. Traitement médical
Il est souvent utilisé en première intention :
- collyres lubrifiants pour améliorer le confort
- gels ou pommades nocturnes
- collyres hyperosmotiques pour réduire l’œdème dans la dystrophie de Fuchs
- lentilles pansements dans les érosions récidivantes
Il permet d’atténuer les symptômes mais ne corrige pas la cause.
2. Traitement au laser : PTK (kératectomie photothérapeutique)
Le PTK est utilisé pour :
- régulariser la surface de la cornée
- traiter les érosions épithéliales récidivantes
- améliorer la vision dans certaines dystrophies stromales superficielles
Il s’agit d’un laser excimer précis retirant quelques microns de tissu.
3. Greffe de cornée
Selon la couche atteinte, plusieurs techniques existent :
- Greffe lamellaire antérieure (DALK, ALK)
Indiquée dans les dystrophies stromales, permettant de préserver l’endothélium. - Greffe endothéliale (DMEK ou DSAEK)
Traitement de référence dans la dystrophie de Fuchs.
La DMEK offre une récupération plus rapide et un résultat visuel supérieur.
Ces chirurgies sont aujourd’hui très fiables, avec d’excellents résultats fonctionnels.
Dystrophies cornéennes : les questions les plus fréquentes
Peut-on ralentir la progression ?
Non. Aucun traitement préventif n’existe à ce jour. La prise en charge est symptomatique et vise à améliorer le confort et la vision.
Peut-on éviter la greffe ?
Oui, tant que les symptômes restent modérés.
Les collyres, lentilles pansements ou le PTK peuvent suffire. La greffe n’est indiquée qu’en cas de gêne fonctionnelle importante.
La maladie peut-elle revenir après une greffe ?
C’est possible, en particulier pour certaines dystrophies stromales.
Les récidives sont toutefois rares, souvent tardives et généralement moins sévères.
La douleur est-elle fréquente ?
Seules les dystrophies épithéliales provoquent des douleurs importantes, notamment lors des érosions.
Faut-il un suivi régulier ?
Oui. Un contrôle annuel est recommandé pour surveiller la vision, l’épaisseur cornéenne et l’état de l’endothélium.
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situé au 230 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris.
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Adresse
situé au Centre Commercial Atrium, 20167 Sarrola.
Horaires d'ouverture
Lundi au vendredi de 8h00 à 17h00






